Entrevue #8: Juliette, “working mum parfaitement imparfaite de 4 enfants”.

Hello Hello, nous nous retrouvons, à mon grand bonheur, pour une nouvelle entrevue.

Au début des 7 épisodes précédents, je notai mes motivations et la raison d’exister de ces interviews. Pour ne pas être redondante, je ne les renoterai pas ici mais je vous invite à les lire et à découvrir les mamans déjà interrogées dans ma rubrique nos entrevues/vos interviews! Des personnalités très sympathiques et des méthodes d’organisation au quotidien bien différentes.

Laissez-moi maintenant vous présenter ma nouvelle invitée

Aujourd’hui, j’acceuille ici Juliette, une maman de 4 pétillante et bien organisée dont j’ai fait la connaissance grâce à la magie d’Instagram.

Nous avons évoqué son quotidien, sa façon de combiner sa vie professionnelle avec la vie de sa grande famille, et vraiment je suis admirative de ces mamans qui travaillent avec des enfants en bas âge et ces témoignages m’inspirent beaucoup pour la suite. Nous avons parlé de l’importance du sport et des rituels du matin (nous entretenons une passion commune pour le principe merveilleux du miracle morning).

Juliette partage avec nous simplement, en levant un coin de voile sur son attachante famille !

Pour découvrir tout ça, place à mon entrevue avec Juliette

Bonjour, peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Juliette, j’ai 37 ans (bientôt 38), et je travaille au sein d’une DRH en entreprise (je suis responsable de toutes les applications informatiques utilisées pour la gestion des RH, pour ceux que ça intéresse).

Si je devais donner mes traits de caractères en quelques mots, je dirais que je suis 

  • Une introvertie déguisée en extravertie .

Je me ressource dans le silence et la solitude plus que dans le contact avec les autres, et j’ai tendance à attendre qu’on vienne vers moi et à observer avant de m’ouvrir (ou de me lâcher) ; mais vu de l’extérieur, j’ai une « grande gueule », j’aime rire, j’ai l’air super à l’aise avec les autres…

  • Une perfectionniste qui se soigne !

Je travaille à l’extérieur (cette précision est importante, je considère que les mères qui ne « travaillent pas » travaillent en réalité, mais pas à l’extérieur de la maison), à la fois pour des raisons matérielles (les choix que nous avons faits au début de notre mariage font que nous avons besoin de mon salaire), et par choix personnel, parce que je sais que j’ai besoin pour me sentir épanouie grâce à une activité professionnelle.

 Et présenter ta famille ?

Avec mon mari, Jean-Baptiste, nous avons quatre enfants, une fille et trois garçons :

  • Victoire, 10 ans. Une fille au caractère assez indépendant (ça fait deux ans qu’elle nous demande d’aller en pension au collège par exemple, à mon grand étonnement) et bien affirmé, qui s’épanouit à la danse classique (même si parfois l’exigence lui pèse un peu) et aux louvettes, qui aime beaucoup cuisiner (et nettement moins ranger derrière elle, qu’il s’agisse de la cuisine ou de toutes les pièces où elle passe de manière générale, en particulier sa chambre), imaginer toutes sortes de jeux, dévorer des livres (dans lesquels elle est particulièrement absorbée à l’heure de ranger la chambre / prendre sa douche / se brosser les dents / mettre la table…)… 
  • Augustin, bientôt 8 ans. Un garçon très réservé et discret, très sensible aussi, qui a besoin d’observer longtemps avant de se sentir vraiment à l’aise quelque part, qui manque souvent de confiance en lui mais qui a fait énormément de chemin sur ce point. Il est passionné d’animaux et en particulier des fauves de toutes sortes, sur lesquels il en connaît un sacré rayon, et il aime aussi beaucoup dessiner et jouer aux Legos. Pour l’anecdote, c’est aussi le seul de mes enfants qui s’endort en moins de 3 minutes (et ensuite la terre peut trembler, il dormira tranquillement), les autres sont des oiseaux de nuit !
  • Vianney, 4 ans et demi. Un petit blondinet au grand cœur et à la grosse voix, un grand sensible aux mains de bûcheron. Il est dans cet âge merveilleux où sa maman est la femme la plus merveilleuse du monde, et j’en profite bien : il a le compliment facile (et nous dit régulièrement, à sa sœur et à moi, que nous sommes belles), il câline… Il aime bien les femmes et les grandes filles (parce qu’elles sont belles, et quand il les connaît il le leur dit) et il arrive à les charmer de manière très naturelle. Il fait craquer ses grands-parents et en particulier ses grands-pères, je crois bien (mais il ne faut pas le dire aux 2 grands qui sont persuadés qu’il est le chouchou). Il sait aussi très bien ce qu’il veut, et quand il n’est pas d’accord, il le fait savoir. A l’école, il est très discret, et sa maîtresse a du mal à croire qu’à la maison c’est notre boute-en-train de service, avec ses réflexions rigolotes et sa grosse voix.
  • Théophane, 2 ans et demi. Un petit garçon au caractère bien trempé aussi, un vrai petit dernier de famille nombreuse qui a compris que s’il ne voulait pas se faire marcher dessus, il fallait qu’il le fasse savoir haut et fort. Il crie donc avec une voix suraiguë quand il n’est pas d’accord (ce qui n’est pas rare) et les autres finissent assez régulièrement par lui donner satisfaction pour avoir la paix. Il est plutôt dégourdi (bien stimulé par les grands il faut dire, et puis le lit superposé du haut attire la curiosité), mais aussi plein d’empathie, assez câlin, et plutôt bavard. Pour ce qui est du sommeil, c’est un oiseau de nuit comme son frère et sa sœur, sauf que pour lui, rester lire ou jouer dans son lit en attendant de dormir, c’est beaucoup moins intéressant que d’aller mettre le bronx chez ses frères ou aller voir ce qui se passe du côté des parents.

Peux-tu nous parler de ton “chez-toi”?

Nous habitons un appartement en région parisienne, dans une ville très bien desservie par les transports dans laquelle nous faisons tout à pied et où nous nous sentons très bien… Ce qui explique que même si nous avons dû pousser les murs, nous ne nous pressons pas tellement pour chercher une maison avec jardin (au grand dam de nos aînés).

La déco n’est vraiment pas mon plus grand talent, et même si j’aime énormément regarder ce que les autres ont fait de bien, m’inspirer sur Instagram et Pinterest, je ne prends pas tellement le temps de décorer mon chez-moi. Il y a toujours plus urgent, en termes de temps et de budget.

Mon rêve serait qu’un décorateur ou une décoratrice d’intérieur vienne chez moi et décore à ma place (en tenant un peu compte de mes goûts quand même !) !

Quelques questions sur la gestion du quotidien

Quelles sont tes routines, astuces d’organisation et as-tu des objets indispensables au bon fonctionnement du quotidien ?

Je me lève (la plupart du temps) bien avant tout le monde (vers 5h45-6h), pour avoir le temps (dans l’idéal et quand je suis très motivée)

  • De faire de l’exercice (10-15 mn)
  • De prendre un temps de prière (30 mn)
  • De prendre un peu de temps pour moi (planification de mes projets personnels, écoute d’un podcast, lecture…)
  • Et de me préparer tranquillement pour aller au travail.

C’est mon « miracle morning » pour ceux qui connaissent. 

Mon petit challenge personnel serait d’arriver à me lever à 5h30, pour avoir vraiment 2 heures devant moi avant de partir travailler, mais pour l’instant j’ai encore un peu de mal.

C’est la plupart du temps mon mari qui s’occupe des enfants le matin (préparation, petit déjeuner et conduite à l’école), je m’organise donc un peu comme je veux.

Le soir, je rentre à 19h, et nous avons la chance d’avoir un(e) babysitter qui va chercher les enfants à l’école et s’occupe des devoirs, bains/douches, rangement des chambres. Quand j’arrive, il n’y a plus qu’à se mettre à table et c’est le rituel classique dîner / dents / prière / histoires et dodo. Ça c’est la théorie. Je n’inclus pas dans le rituel les multiples visites de l’un ou de l’autre (surtout du petit dernier), les rappels, les couchers qui s’éternisent…

Je dîne soit avec mon mari quand il rentre, soit rapidement avec les enfants. Mes soirées sont exaltantes : étendage de la lessive programmée la veille, pliage du linge, éventuellement préparation d’un repas pour le lendemain etc. J’essaie d’être efficace pour garder un peu de temps pour moi et/ou me coucher tôt, mais ça ne marche pas à tous les coups !

Je vais à un cours de sport (barreshape, ce merveilleux sport de blogueuse/instagrammeuse parisienne, qui coûte un bras mais qui sculpte sacrément la silhouette) un soir par semaine, auquel cas c’est mon mari qui assure la routine du soir, et je vais courir en général le samedi ou le dimanche matin.

Voilà pour ma journée / semaine type !

Quel est le moment de la journée, de la semaine qui vous réunit tous quoi qu’il arrive ?

La plupart du temps c’est le dimanche, et le déjeuner dominical (même si les sorties louvettes font que nous sommes parfois sans notre aînée)

Gestion vie pro/vie perso, astuces pour cloisonner si besoin

Je dois dire que pour le moment, je n’ai jamais trop eu à me plaindre de l’empiètement de ma vie professionnelle sur ma vie personnelle.

J’ai désormais un téléphone portable pro qui me sert essentiellement à vérifier dans mon agenda mes réunions du lendemain, et qui est donc éteint la plupart du temps. Il m’arrive, pendant mes vacances, de regarder une ou deux fois mes mails, essentiellement pour éviter le côté déprimant des dizaines de mails non lus au retour.

Objets utiles au quotidien

Je n’en ai que deux qui me viennent :

  • Mon smartphone : j’admets que j’y passe un peu trop de temps, mais je suis bien contente de l’avoir pour l’agenda, prendre les rendez-vous de médecin, acheter à la dernière minute sur Amazon (aparté: argh non je ne te juge pas, je fais exactement la même chose, mes filleules pourraient en attester ) le cadeau pour l’anniversaire du copain que j’ai oublié d’acheter le week-end, mettre à jour la liste de courses partagée avec mon mari qui fait les courses, etc.
  • Mon robot de cuisine, qui me simplifie bien la vie et me permet de faire un peu plus de choses moi-même.

Astuces d’organisation, notamment pour les plannings / activités/repas/participation de chacun

Je planifie et cuisine les repas à l’avance :

  • Soit je m’appuie sur des menus établis sur 4 semaines et qui tournent 
  • Soit je fais du « batch-cooking », une de mes récentes découvertes qui m’a pas mal simplifié la vie (aparté encore: vous trouverez ici un article top qui explique ce concept)

Je fais la plupart du temps une bonne séance de cuisine le week-end, ça me permet de tenir jusqu’au mercredi ou jeudi soir et ensuite on termine les restes. Sinon, je cuisine le soir pour le lendemain.

A partir de 4 ans, chaque enfant a un service à sa portée (mettre la table, vider le lave-vaisselle, passer le balai). Il y a un tableau des services et ça tourne chaque semaine. Quand ils sont petits, ce n’est peut-être pas aussi efficace que si je faisais tout moi-même, et quel que soit l’âge, il faut souvent beaucoup répéter, mais c’est une façon d’apprendre à participer.

Gestion des menus et des courses, où trouves-tu des idées ?

C’est un casse-tête pour moi de trouver des idées de menus (je ne suis vraiment pas une grande créative), c’est pour ça que j’ai fait des menus sur 4 semaines (une version automne-hiver et une version printemps-été), que je modifie un peu chaque année ou dans lesquels je fais des changements si j’ai envie, mais cela me fait économiser une énorme énergie mentale !

Le batch-cooking, qui consiste à faire ses repas pour la semaine avec un nombre relativement limité d’ingrédients (cf article plus haut) , m’a aussi bien aidée dans le fait de ne me poser aucune question (je suis le menu et c’est tout) et de varier un peu les menus. 

Schéma familial/principes d’éducation

Était-ce un projet d’avoir une grande famille ? Quels étaient tes principes d’éducation primordiaux avant d’avoir des enfants ? En as-tu abandonnés ou découverts ?

Mon mari et moi venons tous les deux d’une famille nombreuse (je suis l’aînée de 6 et mon mari est le 4ème de 5). C’était un projet pour moi, clairement. Pour mon mari cela s’est fait progressivement, et puis finalement nous en aurons eu quatre.

Je crois que, si je fais le bilan, le cap le plus important pour moi a été celui du quatrième enfant. Pour des raisons que je n’explique pas totalement, c’est celui dont l’arrivée m’a fait le plus avancer.

J’ai été très angoissée en l’attendant, me demandant si j’allais arriver à faire face, à tenir le coup, dans une configuration familiale avec 4 jeunes enfants dont les 2 derniers avaient 2 ans d’écart.

L’accouchement du quatrième a été incroyable pour moi : je l’ai mis au monde quasiment seule, en faisant le travail toute seule pendant la nuit et en accouchant 15 minutes après mon arrivée à la maternité, j’étais donc entourée mais je n’ai pas eu besoin d’aide à proprement parler, et en même temps ça s’est fait très paisiblement et dans une grande douceur. Ça peut paraître anecdotique (surtout que j’ai eu un accouchement dit « physiologique » pour presque tous mes enfants), mais cela m’a fait, plus qu’aucun autre, prendre conscience d’une force intérieure que je ne soupçonnais pas.

Et puis, une fois qu’il était là, j’étais dans l’action, et les angoisses de l’attente n’avaient plus tellement leur place. Avec lui, j’ai appris à vivre un jour après l’autre, à essayer de ne pas me gâcher la vie avec les angoisses de demain. J’ai aussi appris à accepter et même parfois à demander de l’aide, et c’est un sacré apprentissage pour moi.

Et puis les aînés grandissent, ils prennent de l’autonomie, en parallèle l’expérience se construit, on se détend sur certaines choses…

Enfin, à l’époque de mon quatrième, nous avons eu parmi nos amis une famille dont la petite fille de 4 ans a été gravement malade, j’ai aussi suivi le parcours de la famille de « Gaspard entre terre et ciel » via sa page Facebook notamment, et cela m’a beaucoup marquée et m’a appris à apprécier ma vie imparfaite certes, fatigante parfois (mais beaucoup moins que celles des parents d’enfants malades), avec mes enfants qui me faisaient bien souvent toucher mes limites, mais qui étaient plein de santé et de vie.

Quelques mois plus tard, j’ai découvert pas mal de ressources, et en particulier le site des Fabuleuses au foyer d’Hélène Bonhomme, que je ne recommanderai jamais assez. Tout ça m’a beaucoup aidée et fait cheminer.

Principes d’éducation primordiaux

Je ne suis pas sûre que j’en avais tellement. Dans l’ordre d’importance je voulais :

  • Eduquer sans fessée et autant que possible sans crier ;
  • Transmettre l’importance du respect et de la politesse ;
  • Pas de télé, ni de tablette, ni de console de jeu, et un portable le plus tard possible ;
  • Ne pas donner de tétine.

Et je n’ai pas abandonné ça ! La fessée n’est toujours pas un principe (et quand malheureusement ça part et que je leur hurle dessus j’essaie de demander pardon et d’expliquer ce qui s’est passé pour moi). Pour ce qui est de la politesse c’est un challenge, mais on est en bonne voie (en tout cas personne ne m’a jamais dit que mes enfants étaient mal élevés). Et aucun n’a eu de tétine !

Pour ce qui est des tablettes, portables et consoles, on verra avec l’âge !

Comme je n’en avait pas tellement, je n’en ai pas abandonné beaucoup non plus. Mais j’ai lâché beaucoup plus que je n’aurais pensé (ou voulu) sur les écrans. 

Sur la discipline du coucher, j’ai également pas mal lâché : je considère que je ne peux pas forcer à dormir un enfant qui n’a pas sommeil, et tant que personne ne vient me déranger et que le chahut reste raisonnable, ma tranquillité est prioritaire sur la discipline.

Principes découverts

Beaucoup de principes de l’éducation dite « bienveillante », que je préfère appeler « éducation en conscience » (ce n’est pas de moi) : la communication non violente (j’ai beaucoup de progrès à faire là-dessus), la prise en compte du niveau de maturité du cerveau des jeunes enfants et donc l’adaptation à leur âge, la motricité libre, le portage physiologique, l’accompagnement au sommeil, ne pas forcer les enfants à manger…

Arrives-tu à consacrer du temps à chacun ? Comment ? Est-ce formalisé ?

Nous avons une habitude que mes propres parents avaient mise en place (et qui est un des rares principes que j’ai conservés d’eux) : une fois par semaine, mon mari et moi dînons avec un seul de nos enfants (de 3 ans et plus). Celui-ci choisit le menu et une petite activité spéciale après le dîner. Cela permet que chacun dîne une fois par mois en tête-à-tête avec nous.

Je suis aussi en train d’expérimenter le « 20 minutes », ressource découverte grâce à Hélène Bonhomme (encore elle) : 20 minutes (minutées) passées entre un parent et un enfant, pendant lesquelles l’enfant choisit l’activité qu’il veut, le parent lui accorde une attention entière, les écrans sont interdits et le parent ne répond à aucune autre sollicitation. Je n’ai pas encore beaucoup de recul mais pour ceux avec qui je l’ai testé je vois déjà le bien que ça fait.

Ensuite, nous prenons les moments quand ils se présentent !

Répartition des taches dans le couple ?

Je m’occupe de la plupart des repas et des lessives, du marché une fois par semaine, et puis de ce qui concerne la plupart des inscriptions aux activités et du suivi médical.

Nous avons depuis peu délégué le ménage et le repassage à une femme de ménage.

Mon mari s’occupe des enfants autant que moi, il fait le ménage (quand la femme de ménage n’est pas là), le gros plein de courses tous les 15 jours, et de tout ce qui est administratif et financier (les impôts, les emprunts, les factures, les assurances, la voiture…).

C’est une répartition qui nous convient très bien : j’ai peut-être plus de choses du quotidien, mais je suis bien contente de ne pas m’occuper des questions administratives et financières, ni d’avoir à sillonner les interminables rayons d’un hypermarché pour faire l’approvisionnement.

Parlons budget/habitude de consommation

Qui gère les comptes à la maison ? De quelle manière ? Y a-t-il un budget pour chaque poste de dépenses?

J’ai mon suivi sur un tableur Excel pour mon propre budget, qui est plus de l’observation que du pilotage ou de l’anticipation.

Pour ce qui est du budget commun, c’est largement perfectible ! On suit, mais on s’adapte plus qu’on anticipe.

Comment habilles-tu tes enfants ? Par quel biais ? Bonnes adresses, astuces ?

Essentiellement en ligne, je ne fais quasiment jamais les magasins (à part pour les chaussures car mes garçons ont de gros pieds).

Je cherche en priorité des vêtements d’occasion (sur Vinted en général) quand ils ont besoin de quelque chose.

Nous passons aussi beaucoup par les outlets Cyrillus et les soldes, ainsi que les ventes privées.

Nous essayons d’avoir juste ce qu’il faut et quelques jolis vêtements un peu exceptionnels. J’ai 3 garçons qui usent leurs pantalons en moins de temps qu’il n’en faut pour faire un panier virtuel sur le site de Cyrillus, donc on achète du solide mais on n’y met pas des sommes folles.

Leur style est classique mais pas spécialement sophistiqué ni recherché (pas très instagrammable quoi !), d’autant que je les laisse choisir leurs vêtements (je n’ai pas envie d’investir mon énergie dans ce genre de combat). Comme tout est à peu près combinable, ça ne pique pas trop les yeux, mais ce ne sont pas des gravures de mode.

Du temps pour soi/ questions plus personnelles

Oui, le matin (cf. ma routine). C’est super important pour moi… et pour mon entourage ! Cela me permet de commencer ma journée en ayant rempli mon réservoir d’énergie et de temps pour moi. 

Le fait de faire du sport est aussi du temps pour moi : quand je vais courir je suis seule ou avec des amies, et dans les deux cas ça me fait beaucoup de bien.

Comment gères-tu la fatigue/le bruit ?

Comme je peux… Pour la fatigue, en essayant de veiller à un coucher pas trop tardif, en faisant la sieste le week-end, en faisant du sport (ça me donne de l’énergie, ça me défoule et ça évacue la fatigue nerveuse), et aussi en essayant de ne pas me fixer dessus (j’ai constaté que plus je pense à la fatigue, plus je l’anticipe et la crains notamment, et plus je me sens fatiguée).

Quel regard posent les autres sur ta famille ? Qu’en ressens-tu ?

Je ne sais pas, je ne me pose pas trop la question… Ce que je sais, c’est que dans mon milieu professionnel je fais un peu figure d’extra-terrestre avec mes 4 enfants. Cela suscite pas mal de questions, parfois des expressions d’admiration (et dans ces cas-là, je ne cache pas que j’en ressens une certaine fierté).

Mais je crois que s’il y a une chose que j’ai apprise ces dernières années, c’est à ne pas trop me préoccuper du regard des autres. Et ça me libère pas mal !

Quelles sont tes sources d’inspiration? Quel rapport entretiens-tu avec Internet/les réseaux sociaux ? Es-tu une maman connectée ? 

Oui, beaucoup trop sans doute ! Je suis particulièrement accro à Instagram et je suis quelques blogs.

J’ai commencé à passer du temps sur Instagram pour les images. J’aime beaucoup la photo, et regarder de belles images me fait du bien, m’inspire et m’aide à progresser.

Mais de fil en aiguille, j’y ai trouvé des comptes avec des légendes drôles et bien écrites qui m’aident à voir la poésie autour de moi, ou à rire de ma vie, ou à relativiser. J’ai trouvé aussi pas mal de ressources chrétiennes, notamment américaines, et des podcasts que je suis fidèlement.

Plus matériellement, j’ai découvert quelques jolies marques qui sortent un peu du lot (de vêtements, d’accessoires, de cadeaux…).

Petite selection de comptes que Juliette recommande

Sur IG j’aime bien (sans ordre particulier et sans trop réfléchir) :

@annesolange.tardy qui fait de magnifiques photos et qui écrit très bien.

@clementine.b.06 pour sa vision pleine d’humour et de recul de la vie de famille.

@lesmotsailes pour les mêmes raisons avec un style différent.

@margauxmotin pour ses dessins très sympa et ses stories pleines d’émerveillement.

@changemavie pour son podcast qui me fait vraiment bien avancer au quotidien.

@malou_et_ses_loups pour son regard plein d’humour sur son quotidien et ses petites galères. (je vous invite à découvrir notre interview ici !)

@lafamillemesange (sœur de la précédente) que j’ai rencontrée en vrai avec plaisir, qui fait de jolies photos, et qui a un intérieur aménagé avec goût sans ostentation (le genre auquel j’aimerais que le mien ressemble).

@tilleulblanc.company pour ses chouettes cartes recettes.

Et encore plein d’autres, ce serait trop long de les citer tous !

Le podcast « Change ma vie » donc.

Le blog des « Fabuleuses au foyer » (@fabaufoyer sur IG) et le petit mail quotidien qui fait du bien !

Le blog Happynaiss. C’est très bien documenté et en même temps très sincère. C’est d’elle que j’ai pris l’expression “éducation en conscience”.
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Nous arrivons au terme de notre interview, un grand merci Juliette pour toutes tes réponses. Je retiens personnellement le concept des 20 min, les menus sur 4 semaines, L’éducation en conscience et ce joli blog que tu recommandes.

Vous pouvez la retrouver sur Instagram sur son compte Le Carnet de Juliette qui, je trouve, est très doux. D’ailleurs vous remarquerez que je lui ai piqué son “titre qualificatif” 🙂 pour le titre de cet article!

J’aime toujours autant ces moments avec vous, j’espère que le concept vous plait aussi, belles vacances pour ceux et celles qui en ont encore un peu et à très bientôt pour une nouvelle entrevue!

Si vous êtes candidates, n’hésitez pas!

P

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