Entrevue #10: Marine, maman de 4 et cheffe d’équipe.

Petite émotion au moment de publier ma dixième entrevue, celle de Marine.

Comme moi, Marine a 4 enfants. Je me reconnais énormément dans ses réponses, et dans sa vision de la famille , dans la façon dont elle prend soin des siens et d’elle-même. Marine a le soucis du détail et, déformation professionnelle de blogueuse, elle aime raconter et décrire, j’apprécie vraiment cette implication dans notre entrevue. (Qui plus est, nous sommes toutes les deux fans du Gratin, ce podcast dont je vous parle sur Instagram tous les lundis, ce qui fait donc forcément de Marine une personne sympathique!)

Vous la retrouverez sur Instagram, Une chambre à moi, réseau sur lequel elle défend ses convictions avec force et humour et partage des morceaux choisis de son quotidien.

Pour découvrir tout ça, place à mon entrevue avec ma nouvelle invitée!

Bonjour, peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Marine, j’ai 38 ans. Je suis plutôt introvertie, c’est-à-dire que je ne recherche pas la compagnie à outrance, privilégie les relations intenses et importantes, plutôt que l’effet de groupe ou les bandes.

Je suis quelqu’un d’assez loyal et qui s’engage dans ses relations, sur le long terme. J’ai besoin d’admirer mes amis, qu’ils aient une personnalité et un parcours forts, et c’est le cas ! J’ai un grand sens de la famille, tout en étant assez solitaire et indépendante. Une solitaire qui aime être entourée ! Je ne m’ennuie pas seule, au contraire j’en ai besoin pour recharger mes batteries (les 4 enfants, sont-ils la poule ou l’œuf ?), et puis j’ai des milliards de choses à faire dans ma toute petite vie, et jamais le temps pour tout faire!

J’ai une fibre artistique assez forte, autant en spectatrice qu’en actrice. Je dessine, photographie et écris depuis très longtemps. J’ai appris à coudre il y a quelques années et je me régale. Il faut toujours que j’aie une création en cours. Un petit côté « la vie ne suffit pas »… Je me passionne pour beaucoup de sujets, de la danse contemporaine à la littérature (je lis beaucoup) en passant par un article politique ou une expo photo. Et j’aime beaucoup en parler autour de moi ! J’ai globalement un avis sur tout, je suis assez à l’aise pour exprimer mon opinion, et aime les gens indépendants et libres d’exprimer les leurs.

Tout en aimant la discrétion, je noue assez facilement des relations et suis assez sociable. Juste, je laisse de côté les gens qui ne m’intéressent pas… je ne suis donc pas très « réseau ».

J’ai un coté exigeant, avec moi-même et les autres, perfectionniste, et même idéaliste dont je ne suis pas très fière (ça a un côté puéril un peu ridicule, mais je me soigne), qui ne me facilitent pas la vie, mais on va mettre ça sur ma place d’aînée.

Je ne suis pas contre les défis, au contraire même… qui prouvent à la relative angoissée que je suis que je suis, finalement, plus forte et solide qu’imaginé. Voilà. J’ai une personnalité un peu analytique, intellectuelle et complexe qui, de mon point de vue, doit être assez pénible à vivre, mais que mon mari m’assure trouver absolument exaltante (ou tout comme).

En tant que mère, je suis à la fois cool et stricte, inquiète et sereine, je sais où je vais tout en me remettant éternellement en question. Paradoxale. Une vraie mère, quoi. Je suis juste assez libérée sur un truc : je cède assez peu à la culpabilité. En tant que mère, j’ai assez confiance en moi et en mes choix, et ne me flagelle pas outre mesure. Les erreurs arrivent très souvent, c’est humain… ce qui compte c’est de les analyser et de corriger le tir.

J’ai grandi sur la Côte d’Azur, puis fait mes études et travaillé à Paris (et beaucoup aimé ma vie parisienne). Mon mari est parisien, mais très attaché à ma région, dans laquelle il a de nombreux souvenirs d’enfance. Nos deux jobs étaient très parisiens (dans des sièges de grosses entreprises), mais nous avons réussi à réaliser notre rêve, quasi impossible, de revenir aux sources. Nous avions eu notre premier enfant.

Notre idée de départ était de nous créer une vie privilégiant au maximum notre vie de famille, et laissant la place à l’arrivée d’autres éventuels enfants. Nous avons décidé, par exemple, de ne pas trop nous endetter dans notre achat immobilier, afin que seulement l’un de nous deux soit « obligé » de travailler. A Paris ça aurait été compliqué…

Résultat : je suis au foyer, ce qui me convient parfaitement, et mon mari, après avoir eu une vie de salarié bien remplie, a créé sa boite l’année dernière. Il bosse énormément, et moi aussi, même si ce n’est pas un « métier » que d’élever ses enfants. Nous nous sentons privilégiés d’avoir à la fois la possibilité de développer des choses intéressantes professionnellement (mon mari étant très soutenu par moi en semaine, puisque j’assure la logistique à mort, et qu’il se sent assez libre de faire pas mal d’heures et de déplacements), et aussi beaucoup de temps à consacrer à nos enfants. 

Sur le papier, nous avons un modèle hyper tradi. Dans les faits, je trouve qu’on forme une super équipe, dans une organisation égalitaire et de plus en plus sereine et fluide. Les choses se sont améliorées, enfant après enfant, bizarrement. Mon mari prend son rôle de père très à cœur, et quand il est là, il l’est à fond. 

 Et présenter ta famille ?

J’ai quatre enfants.

Mon aînée a 11 ans : j’ai une super relation avec elle, je la trouve belle, intelligente, forte et douce, libre et indépendante. Elle dévore les bouquins, est bonne à l’école… et n’aime rien tant que la compétition, les défis, se mesurer à plus fort qu’elle, dans tous les domaines.

Elle est très sportive et réclame de faire du foot (avec les garçons, donc), depuis des années ! Son rêve devrait se réaliser avec son entrée en sixième. Très casse-cou, elle nous a fait quelques frayeurs et des petits passages à l’hôpital après des séances de sport.

Sociable, entourée de copains, elle fait souvent l’unanimité. Elle a aussi d’horribles défauts tels que ne pas ranger sa chambre, ou mettre trois plombes à faire quelque chose que j’ai demandé. C’est une bien meilleure version de moi-même. Je suis régulièrement estomaquée d’avoir mis au monde cette petite merveille. Je suis super fière d’elle.

Mon second a 9 ans : un garçon qui a toujours été facile à vivre, très doux avec moi, jamais dans le conflit. Ce qui est un vrai bonheur pour une maman. Très empathique, sensible, il n’a aucun attrait pour la bagarre, les trucs casse-cou ou la compétition.

C’est un enfant qui est beaucoup dans l’observation, la réflexion, l’analyse. A l’école, c’est moins simple pour moi de « suivre », puisqu’il est à la fois bon en classe, et à la fois très original dans sa façon d’apprendre. Par exemple, il a appris à lire tout seul avant d’entrer en CP, mais il ne veut jamais entendre parler d’ouvrir un bouquin (« ben oui, maman, quel intérêt ? puisque je sais déjà lire »). Je ne sais toujours pas quelle méthode il utilise pour les soustractions, et il a mis un temps fou pour apprendre à faire ses lacets ou lire l’heure.

Ah, et sinon, depuis la petite enfance, il vit un peu sur une autre planète… la planète des roues, engrenages, poulies et autres mécanismes. Ça occupe la grande majorité de ses journées. Et bien évidemment, ce n’est pas du sang qui coule dans ses veines, mais des briques Lego (bleues et rouges, selon ses dires). C’est un véritable obsédé de la brique Finlandaise. Je le trouve à part. Je suis super fière de lui.

Ma troisième a bientôt 6 ans : cette petite est notre pitbull. Une bombe. Ultra sociable, souriante, attachante, vive… nous sommes très souvent complimentés pour son comportement en société. Mais à la maison, elle nous a toujours donné du fil à retordre… elle a mis des années à faire ses nuits, les trois ans de maternelle ont été un tunnel d’épuisement pour elle (qui aurait eu besoin de faire des siestes dans des classes où l’on n’en faisait plus) (et donc pas mal d’épuisement pour nous), est très sensible, explosive… nous sommes dans une fusion, elle et moi, qui fait des étincelles. Je l’adore, ai de la tendresse pour son caractère bien trempé, coriace, rebelle, sûrement parce qu’il me rappelle un peu le mien.

Mais c’est aussi assez difficile à vivre au quotidien, car il y a plus d’opposition, de clash, de conflit. On doit veiller à ce qu’elle ne « bouffe » pas trop son entourage (dont ses frères et sœur, qu’elle peut mener à la baguette). Elle nous rappelle chaque jour à quel point les recettes toutes faites pour élever des enfants ne fonctionnent pas, tant ils sont tous différents. Une psychologue nous a d’ailleurs reçues elle et moi, trois fois, l’année dernière, et ça nous a fait beaucoup de bien. C’est une vraie petite troisième, à la fois tirée vers le haut toute la journée, et toujours « petite ». Je veille à rester consciente de cette place. Je suis super fière d’elle.

Et enfin, mon petit dernier a 2 ans. Un bonheur de bébé. Il est né dans la période la plus difficile nerveusement pour nous… (cet été-là, mon mari quittait sa boite, épuisé par son poste de cadre pressé comme un citron… mais n’avait pas encore de projet réellement concrétisé pour l’après !) et bizarrement nous n’avons jamais ressenti autant de force, de zénitude, de calme et de kiff qu’à ce moment-là.

Cet enfant est un cadeau, une idée qu’on aurait été bien idiots de ne pas réaliser, tant il apporte de joie et de simplicité à toute la vie de famille.

Avec lui, on a la sensation que tout est simple, depuis le début. C’est surement en grande partie parce qu’on a progressé en tant que parents, qu’on a plus de recul, et plus de place à donner aux bons moments, en ne focalisant pas excessivement sur les difficultés (qui sont réelles à l’arrivée d’un bébé, telles que, au hasard… la fatigue, les nuits entrecoupées…) . Je profite à FOND de lui depuis qu’il est né. Je n’ai pas la sensation que je pourrais dire un jour, à regrets « je n’ai pas assez profité ». Je fais tout pour ne jamais avoir à ressentir ça. Ah ! et je suis super fière de lui.

Peux-tu nous parler de ton “chez-toi”?

Nous vivons dans un appartement ancien dans le centre de Nice. Il a du cachet, les fameux parquet-cheminées… et des plafonds peints, dans toutes les pièces, dans le style des fresques niçoises. Ça ne sert strictement à rien mais ça a un charme fou…!

La déco est assez épurée, avec quelques meubles de famille, contrebalancés par des meubles plus design et contemporains, mais toujours simples (je n’aime pas les chichis, les accumulations, les trucs trop féminins). Tout est très facile à vivre… même notre canapé banc ! si si !

J’ai parfois la sensation d’y être un peu serrés (comme beaucoup de mère de famille nombreuse, je suppose), mais on a privilégié l’espace pour les chambres (les 4 enfants ont 3 chambres), et on adore notre vie en plein centre ville, à deux pas du Vieux-Nice, des écoles, de la plage, où on fait tout à pied. Après, on a vécu dans quatre appartements différents depuis notre arrivée à Nice il y a dix ans, donc bon, on adore les nouveaux projets et je pense que ça continuera !

Quelques questions sur la gestion du quotidien

Quelles sont tes routines, astuces d’organisation et as-tu des objets indispensables au bon fonctionnement du quotidien ?

En semaine, lever à 06h45, Jean-Chou amène les enfants à l’école, à pied, puis part au travail. Je reste avec le petit dernier, sauf deux jours par semaine où il va à la crèche à côté de la maison.

Les enfants déjeunent à la cantine (leur école étant à 20 minutes à pieds, c’est compliqué de les reprendre à la maison… et objectivement, les enfants adorent rester à la cantine, et je suis ravie d’avoir la chance de ne pas avoir à couper ma journée pour les faire déjeuner en urgence, je l’ai déjà fait il y a plusieurs années et je n’ai pas trouvé ces moments spécialement privilégiés !). Cette année, ma grande va entrer en sixième , son collège sera à coté de la maison. Elle pourra rentrer déjeuner et souffler. Je trouve que c’est un super confort pour elle !

Après, globalement, je m’occupe de tout avec les enfants, de la sortie d’école aux devoirs, bain, dîner, coucher… Jean-Chou rentre généralement vers 20h. Ensuite, on dîne juste tous les deux, pour pouvoir avoir un moment de couple et discuter de la journée, des enfants. C’est notre rituel, on y tient dur comme fer.

Objets indispensables au quotidien

Mon Iphone évidemment, comme la plupart des mères je pense… greffé à ma main, ou toujours dans ma poche (d’ailleurs, je hais les robes sans poches ! c’est une vraie torture !). Je passe un temps fou dessus, pour l’organisation de la vie de famille, les RDV médicaux, les trucs administratifs, la communication avec mon mari, les parents des copains… et les trucs superflus (et donc indispensables), aussi.

Ensuite, je dirais l’organiseur familial version papier, aimanté au frigo. Tous nos engagements y sont notés, à la fois concernant les enfants, l’école, mais aussi notre vie sociale le soir et le week-end.

Je ne suis pas très rigoureuse et organisée, et n’arrive pas à fixer tout ça virtuellement, il me faut le concret du papier, passer devant tous les jours pour bien le mémoriser et le visualiser. Ça ne m’empêche pas d’oublier quand même des trucs, mais j’y travaille. Jean-Chou, lui, ne le remplit pas, à part pour y noter ses jours de déplacements et ses compétitions de trail. Il vient le consulter régulièrement… pour voir à quelle sauce il va être mangé, et ce que j’ai concocté pour lui pour les 52 week-ends à venir).

Enfin, le lave-linge. Qui tourne au moins une fois par jour. Pour avoir passé 10 jours avec une machine en panne, j’ai vraiment pu me rendre compte que c’était un objet indispensable.

Astuces d’organisation, notamment pour les plannings / activités/repas/participation de chacun

Je suis une bordélique « organisée » mais vraiment, à ma façon, parce qu’il a bien fallu le devenir en devenant mère de famille nombreuse.

J’ai vraiment une visualisation assez en amont de tout ce que je dois faire chaque jour, chaque semaine, chaque mois, et je crois pouvoir dire que ça ressemble à de l’organisation (les renouvellements de passeports, cartes d’identité, vaccins, pour 4 enfants avec des dates de péremption différentes pour chacun, franchement, c’est une compétence à part entière). Je pense que je suis presque devenue une machine.

En revanche, je n’aime pas les agendas répétitifs, les menus pour la semaine, tous les trucs un peu trop huilés et gravés dans le marbre. Je suis très créative et j’ai besoin d’avoir de la liberté dans chacune de mes journées, et d’en donner à mes enfants aussi, pour pouvoir adapter les choses en fonction des humeurs, du contexte… S’il n’y a plus de fantaisie possible, qu’un tableau excel décide de ce que j’aurai envie de manger jeudi en 8 à midi… je trouve ça tristounet.

Il n’y a pas de planning pour les tâches ménagères.

Les enfants participent beaucoup à plein de choses (passer l’aspirateur, mettre la table, débarrasser, tirer leur linge…), parce que, à six, il y a toujours du travail dans la maison. Mais j’aime bien qu’ils le fassent d’eux-mêmes, soit l’un qui se désigne volontaire pour mettre la table seul, soit tous ensemble qui s’arrangent pour le faire en équipe.

Ils savent que j’attends d’eux qu’ils participent de toutes façons, parce que c’est naturel en grandissant, et qu’ils devront le faire toute leur vie. Mais j’aime bien les laisser libres de s’organiser comme ils l’entendent, entre eux. Je préfère que ça vienne d’eux. Je n’aime pas trop l’idée de le faire « par contrainte, parce que c’est écrit sur le planning ».

Ce n’est pas comme ça, la vie.

Gestion des menus et des courses, où trouves-tu des idées ?

Pour la cuisine, je fonctionne au feeling… j’adore cuisiner (même si parfois ça devient une corvée tant il faut cuisiner tout le temps, avec des enfants à la maison), et j’aime piocher dans le frigo et concocter des petits plats sympas. Je fais des petites courses, plusieurs fois dans la semaine (en bas de chez nous on a un super primeur, j’ai mon boucher dans le Vieux-Nice, les marchés niçois regorgent de victuailles toutes plus inspirantes les unes que les autres), et j’aime ça. Je vais rarement au supermarché. Et j’ai conscience que c’est notre organisation de vie, privilégiée, qui le permet. Je n’ai pas cette fameuse double-journée.

II y a des jours où je peux passer 2h à cuisiner (en écoutant mon podcast préféré, « le gratin » sur l’entrepreneuriat, de Pauline Laigneau), d’autres où ça me gonfle, et j’annonce aux enfants, pour leur plus grand bonheur, que « ce soir, c’est japonais ». j’ai grandi avec une maman provençale cordon bleu, la cuisine n’est pas qu’une façon de s’alimenter mais de transmettre un univers, des émotions, des souvenirs… et je crois que ça m’en a transmis le gout. Je cuisine toujours assez juste niveau quantités, je n’en fais jamais trop (ou bien je congèle), afin qu’il n’y ait pas de « restes ».

Je n’ai jamais trop aimé le concept de « finir les restes », manger la même chose cuite et recuite toute la semaine. C’est une épreuve désagréable pour tout le monde. J’aime quand ça varie, et quand chaque jour apporte sa petite surprise, et surtout, du plaisir.

Schéma familial/principes d’éducation

Était-ce un projet d’avoir une grande famille ? Quels étaient tes principes d’éducation primordiaux avant d’avoir des enfants ? En as-tu abandonnés ou découverts ?

Était-ce un projet  au début d’avoir une grande famille ?

Pas du tout ! Je n’ai jamais rêvé ni de mariage, ni d’enfants. Le désir d’enfant est venu naturellement, viscéralement, parce que j’avais trouvé le bon futur papa. Ensuite, l’envie d’un nouvel enfant est venue l’une après l’autre. Mon mari a freiné un peu pour avoir le deuxième, il voulait patienter un peu…. Je l’ai un peu « travaillé au corps », avec une extrême subtilité, en passant des mois à lui proposer un « p’tit deuxième » d’à peu près tout (un deuxième verre, un deuxième café, un deuxième dessert… il a fini par céder !). Étonnamment, il a pris gout à la famille nombreuse… puisque c’est lui, finalement, qui a énormément insisté pour que l’on fasse le petit quatrième. J’étais plus mesurée, j’ai eu besoin de temps pour me décider, même si au fond j’en avais très envie.

Nous sommes trois dans ma fratrie, donc trois me paraissait un chiffre normal. Dans ma famille, la famille nombreuse est plutôt répandue, j’ai plusieurs cousins de mon âge et que j’adore qui ont quatre enfants, par exemple, je crois qu’on s’est un peu auto-stimulés ! Et puis j’ai été fascinée par mes grands-mères, dont une qui avait six enfants, et je crois qu’au plus profond, même si je n’en avais pas conscience, la force dégagée par ces femmes m’a un peu influencée.

A ma grande surprise, la maternité se révèle être la grande affaire de ma vie. Je trouve cette aventure absolument passionnante, intellectuellement, émotionnellement, physiquement. Je dois préciser une chose, que je ne réalise qu’après coup : mon papa est pédiatre, et lui qui a consacré beaucoup de sa vie à son travail, qui est sa passion, se révèle être un grand-père plus disponible que le père qu’il était (même s’il bosse toujours et a prévu de ne pas prendre sa retraite). Notre relation est plus proche aujourd’hui, et c’est vers lui que je me tourne dès que j’ai une question sur les enfants. Purement pédiatrique ( je le mitraille de SMS avec des photos de boutons, plaies et autres contusions… et les hivers sont des tunnels d’échanges épistolaires sur la posologie du celestene ou du flixotide), mais aussi plus pédo-psy… sans ce soutien réel, qui m’évite énormément d’inquiétudes et d’heures d’attente chez le pédiatre « officiel », je ne sais pas si j’aurais eu l’énergie d’en faire quatre.

Y-a-t –il eu un cap ? Si oui après quel enfant et comment s’est-il fait ressentir ?

Pour ça, je vous invite à lire mon billet « quatre ou pas cap, questionnements sur le désir d’enfant », qui avait été pas mal lu et partagé, sur mon blog, à l’époque où j’y écrivais régulièrement.

Chaque nouvel enfant est un nouveau cap à passer. Le premier est un bouleversement. Le deuxième aussi car il faut apprendre à se couper en deux pour satisfaire deux êtres différents. A partir du 3ème, je suis devenue plus cool, le numéro 3 est un BTT (Bébé Tous terrains). Ensuite, c’est à peu près pareil… on est prêt à accueillir le quatrième les doigts dans le nez !

Principes d’éducation primordiaux au départ (avant d’avoir des enfants)

J’ai été la première dans notre groupe d’amis à tomber enceinte. En 2007, les blogs commençaient tout juste, et j’étais à peine sur Facebook.

Il n’y avait pas encore toutes ces modes éducatives un peu insupportables dès lors qu’elles deviennent dogmatiques et extrémistes (sur la bienveillance, le portage, l’allaitement, etc), avec leurs gourous surexcitées qui mettent des enjeux dingues là où il n’y en a pas. Je suis arrivée plutôt vierge de connaissances et de certitudes sur la maternité. J’ai lu quelques livres, mais j’ai toujours préféré les romans aux guides pratiques, je trouve qu’ils nous en apprennent plus sur la vie. J’avais confiance en moi et en mon instinct… Je savais au fond de moi que je serai la mieux placée pour prendre les décisions concernant mon bébé.

Je n’avais donc pas de principes éducatifs formellement exprimés. Je n’ai donc pas l’impression d’avoir du en « abandonner » (à part peut-être le fameux « jamais mon salon ne deviendra une salle de jeux !)

Sinon, j’ai des principes de base assez forts que je n’abandonne pas : sur la politesse par exemple, la tenue en public, les bonnes manières… je donne beaucoup d’importance à ça et j’y consacre pas mal d’énergie.

On aime beaucoup aller au restaurant, ou boire l’apéro en terrasse avec eux, et ils s’y tiennent bien, à force d’expérience et de répétition ! Je suis assez stricte sur les écrans, ils sont très cadrés en fonction des âges de chacun. Pas de télé dans les chambres évidemment, pas de console de jeux, pas de jeux sur la tablette, et les smartphones des parents n’ont rien à faire dans les mains des enfants. Mais les écrans ne sont pas interdits pour autant, au contraire, ils font partie de nos vies, et mes deux grands y ont maintenant facilement accès, sous mon contrôle toujours.

Pour la plupart des autres principes, on se découvre parents petit à petit, on apprend sans cesse, on réfléchit sur ce qui compte pour nous, et on ajuste. Je me suis aussi assouplie sur plein de choses en ayant plusieurs enfants, notamment en découvrant que mes enfants ne réagissaient pas de la même façon aux règles. J’ai réfléchi à ce qui était essentiel et ce qui l’était moins, dans mes ambitions éducatives. Et je fais un travail sur moi pour lâcher prise sur certaines règles trop ridiculement strictes. 

Spécificité de l’éducation des “grands”?

Plus les enfants grandissent, et plus il y en a dans la fratrie, plus je trouve la maternité et l’éducation passionnantes.

Mes grands sont encore des enfants, mais mon ainée commence à prendre de l’autonomie, penser par elle-même… mes deux grands restent à la maison seuls parfois, et je leur confie même les plus petits (pour des durées assez courtes).

Élever des enfants qui grandissent n’a rien de reposant, ils ont des envies, des besoins, une personnalité, aucune envie de se coucher le soir, et faim toute la journée… et en comparaison, mon bébé de 2 ans, que je peux encore « contrôler », me pose des problématiques vraiment mineures. Mais vraiment, j’adore les voir devenir des personnes à part entière, et rêve secrètement, une fois qu’ils auront atteint l’âge adulte, d’entrer dans une relation plus « amicale », d’égal à égal avec eux (pour l’heure, j’use surtout de mon omnipotence maternelle ! même si nous avons déjà une complicité qui me ravit)

Quel est le moment de la journée, de la semaine qui vous réunit tous quoi qu’il arrive ?

Les week-ends sont sacrés, nous sommes très « tribu » et adorons et privilégions les moments tous les six. Nous essayons de nous mettre assez peu d’obligations extérieures le week-end justement pour consacrer un maximum de temps à notre « family building », presqu’ inexistant en semaine. Je suis persuadée qu’on ne peut pas tout avoir et être partout… des week-ends entre potes, ou à deux, c’est super, mais clairement pas ce qu’on souhaite chaque semaine, car ça nous enlève forcément la possibilité d’être là, à 100%, pour nos enfants.

Un soir par semaine, mon mari s’astreint, depuis plusieurs années, à sortir du travail dans l’après-midi pour accompagner les grands à leur cours de natation. Il nage en même temps dans le couloir d’à côté (et progresse vachement, du coup, en écoutant les consignes que le prof fait aux enfants), et les emmène ensuite boire un verre et grignoter, avant de rentrer, vers 20h. C’est un rituel auquel il tient énormément. Notre petite troisième devrait l’intégrer cette année.

Arrives-tu à consacrer du temps à chacun ? Comment ? Est-ce formalisé ?

Sinon, on essaie de consacrer du temps à chacun, bien sûr, mais selon les besoins du moment. Rien n’est gravé dans le marbre, et je ne vais pas m’astreindre à sortir avec chacun dans un lieu exceptionnel juste parce qu’un guide d’éducation me l’a ordonné.

Souvent, d’ailleurs, ces moments forcés, un peu artificiels, sont ratés.

On le fait au feeling, et ce sont souvent des moments très simples, comme sortir une heure pour aller faire quelques brasses en mer puis revenir, faire des courses pour le dîner avec un enfant parce qu’il l’a demandé, ou en emmener un autre chez le coiffeur. Mon mari aime emmener un enfant pour aller faire du sport, courir, ou partir en rando dans l’arrière-pays une journée. J’aime la simplicité de ces moments… en tant que mère de famille « nombreuse », ils sont rares donc je leur donne une portée encore plus grande.

Pour marquer le coup de la fin du CM2 et la récompenser pour son travail et son comportement, j’ai fait la surprise, cet hiver, à mon ainée, de l’emmener 3 jours à Paris, chez mon frère. Restos, visites, théâtre… on s’est régalées à prendre ce temps elle et moi. J’aimerais réitérer ce petit rituel avec les suivants ! (bon, espérons juste que mon frère sera ok, mais je crois qu’il a lui aussi beaucoup aimé ce moment ;-)

Parlons budget/habitude de consommation

Qui gère les comptes à la maison ? De quelle manière ? Y a-t-il un budget pour chaque poste de dépenses?

Mmmmh, c’est clairement mon mari, en plus c’est un domaine très proche de son activité professionnelle. Et heureusement ! même si je ne suis pas hyper passionnée par les chiffres, je reste quand-même très prudente dans ma façon de dépenser. On se fait plaisir au quotidien, notamment pour la bouffe, le vin, les petits restos, car ça fait partie de nos petites joies simples et essentielles, en couple et en famille. Mais je réfléchis toujours à deux fois lorsqu’il s’agit de dépenser pour moi. Par chance, je ne suis pas attirée par les vêtements hors de prix, les bijoux ou les it-bags. On préfère acheter des moments, des expériences, plutôt que des choses.

Nous avons une vision assez « long terme » et ce, d’autant plus depuis que nous avons plusieurs enfants. En bon père de famille, tout en sachant prendre quelques risques. La priorité est clairement le financement de leurs études. Nous épargnons en ce sens, pour chacun, depuis leur naissance. Nous « serrons » volontairement notre budget, enfant après enfant, tout en ayant la possibilité de vivre plutôt agréablement au quotidien.

Notre priorité est de les aider au maximum dans leurs projets, mais aussi d’avoir une vie quotidienne sereine, et la possibilité de faire des petits voyages avec nos enfants pendant l’année. La gestion est à la fois prudente, tout en laissant de la marge pour respirer et se faire plaisir. Etant au foyer, et mon mari entrepreneur (risques +++) nous avons aussi bien étudié et bordé la situation, notamment en ce qui concerne la prévoyance, de manière à vivre le quotidien sereinement. 

Comment habilles-tu tes enfants ? Par quel biais ? Bonnes adresses, astuces ?

Je les habille assez simplement, couleurs et matières naturelles et plutôt sobres, peu de logos, de marques apparentes ou de motifs, histoire de pouvoir marier le tout sans que le résultat soit trop piquant pour mes petits yeux sensibles d’esthète.

Je n’ai pas un style très sophistiqué, en revanche j’aime bien m’habiller, et habiller mes enfants. Tout en trouvant ridicule le fait de donner de l’importance aux marques hors de prix, « petits créateurs » ou autres fringues de luxe pour des enfants qui les détruiront en 3 mois (et ne parlons pas des garçons qui peuvent tourner avec 3 t-shirts pour toute l’année sans se sentir traumatisés). 

Globalement on tourne sur du Cyrillus-Monoprix-Zara-Petit bateau-jacadi… je suis une inconditionnelle des chaussures jacadi (je maitrise à la perfection les soldes et les chèques-cadeau d’anniversaire), j’aime bien les Springcourt, aussi, jolies et solides. On va dire que j’aime bien le classy-cool-chic-riviera-sporty-effortless. J’aime bien qu’ils aient du style même quand il font du sport… et je n’aime pas les looks trop guindés-tratra pour les baptêmes ou les fêtes de famille. 

Les grands-mères se/nous font plaisir aussi, elles ont aussi, leur compte chez Jacadi, et les petits derniers récupèrent finalement assez peu les vêtements des ainés (que je revends mais de moins en moins, et donne de plus en plus aux cousines et copines jeunes mamans). Je crois même qu’ils sont encore plus gâtés !

Du temps pour soi/ questions plus personnelles

C’est ESSENTIEL, le temps pour moi ! Compte tenu du temps que je consacre à ma famille, de l’énergie émotionnelle que requiert le fait d’être au foyer, d’avoir quatre enfants, d’être en connexion intense avec eux, ce qui est devenu mon activité principale… il faut que j’aie mes soupapes, mes temps de silence, de coupure, hors de leur vue.

Le besoin de les quitter, de m’en séparer un peu, pour mieux savourer le plaisir de les retrouver. Sinon, c’est le burn-out assuré, et le risque de perdre de vue l’idée que la vie de famille, c’est avant tout de la joie.

Ça, enfant après enfant, je l’ai de mieux en mieux compris, et c’est devenu une vraie discipline. J’ai mes moments dans l’agenda auquel je ne coupe pas. Et idem pour Jean-Chou, qui a l’habitude de faire des entraînements de trail en montagne (une journée ou un week-end), et des compétitions régulièrement. Je l’y encourage beaucoup plus qu’avant, les good vibes créées par ces moments se distribuent ensuite sur toute la famille.

Je fais du yoga dans un studio minimum une fois par semaine. Il m’arrive d’y rajouter une activité, telle que partir faire 2h de paddle, nager une demi-heure, ou marcher. Je m’entretiens beaucoup plus physiquement et moralement avec 4 enfants que lorsque je n’en avais qu’un. Chaque jour est un challenge, j’ai beaucoup de choses à faire pour chacun, des nuits rarement complètes, 8km de marche en moyenne chaque jour (école à 20 min, rappelez-vous…), des réveils systématiquement très matinaux, je m’écroule comme un bébé chaque soir… et je me dis régulièrement que j’ai intérêt à tenir le coup, m’entretenir, parce que j’ai de sacrées responsabilités.

Comment gères tu la fatigue/le bruit ?

De mieux en mieux avec le temps.

Ce qui pouvait me paraître révoltant quand j’ai eu mon premier enfant (la torture du manque de sommeil, ne plus avoir la liberté d’organiser ses journées comme on l’entend, avoir un être entièrement dépendant de soi…) me parait aujourd’hui la normalité. Certainement un truc en rapport avec le syndrome de Stockholm. Une certaine vision de yogi. Surement beaucoup aussi de technique de survie. Énormément d’expérience et de recul, aussi.

Plutôt que lutter, accepter. Vivre le moment tel qu’il est. Prendre ce qui est à prendre, cette énergie-là, ce bruit-là, ce bordel-là… beaucoup donner… et puis après, savoir qu’on aura un moment pour soi, pour se ressourcer.

Alterner entre la générosité et l’égoïsme nécessaire. Tout est tout le temps une question de balance et de frustration ! Et puis tout passe… même si les journées avec un tout petit peuvent paraître parfois interminables, la vie, finalement, passe en un instant. J’en ai bien plus conscience aujourd’hui.

Quel regard posent les autres sur ta famille ? Qu’en ressens-tu ?

Le regard de nos proches et de la plupart des inconnus, croisés dans la rue, est plutôt positif ! quand j’attendais mon troisième enfant, j’entendais bizarrement plus de remarques cyniques, critiques, négatives… qui me touchaient, souvent. A croire qu’à partir de 4, on a définitivement basculé du côté des dingues, et les gens ne disent plus rien !

On passe toujours pour des originaux, aux yeux de certains… mais globalement, j’ai fait beaucoup de chemin concernant le regard des autres. Je suis devenue plus forte, et à vrai dire, ce qui pouvait me fragiliser autrefois, aujourd’hui m’en touche une sans faire bouger l’autre (pour le dire joliment).

Parce que j’ai compris que lorsque les gens se permettent de nous faire une remarque négative, méchante, c’est de leurs propres peurs, de leurs propres angoisses, de leurs propres regrets même, qu’ils parlent, la plupart du temps. Je les laisse se dépatouiller avec leurs projections et leurs émotions… soit en ne répondant pas, soit en leur lançant un sourire. Moi j’avance et je sais que, quoi qu’on choisisse dans la vie, ça ne plaira jamais à tout le monde (ça tombe bien, plaire à la majorité n’a jamais fait partie de mes ambitions).

Comment arrives-tu à prendre du temps en couple? est-ce organisé ou aléatoire?

Aléatoirissime ! Nous réussissons à arracher des moments au quotidien, parce qu’on en a envie et besoin, mais c’est rare et compliqué. Ce sont souvent quelques heures volées, pour aller au resto à midi en semaine, quasi en cachette des enfants, partir nager une heure après avoir déposé les enfants à l’école et avant que Jean-Chou parte au travail… on a un petit pool de baby-sitters (un de nos voisins dans l’immeuble, et une des puéricultrices de la crèche de notre petit dernier), qui répondent souvent présents quand on veut sortir le soir (on a des milliers de restos trop bien à Nice).

Les petits moments qu’on a tous les deux, on en profite énormément. Ils ont une saveur dingue.

Avec ma sœur, on a instauré une bonne pratique depuis que ma troisième est née : ses deux enfants sont dans l’école des miens et sensiblement du même âge. Régulièrement, on les prend 24h à la maison, souvent le vendredi après l’école, pour laisser leurs parents souffler, se faire un resto, une bonne nuit et une grasse matinée. Six enfants à la maison, c’est du sport mais j’y prends de plus en plus de plaisir, ce sont de super futurs souvenirs pour eux, et un énorme plaisir pour les parents. Ensuite, quelques semaines après, on sait que ma sœur et mon beauf nous rendront la pareille. Win-win. Et c’est trop bon !

Mais clairement, on ne court pas après les « moments tous les deux » pour faire exister notre couple… sinon il existerait peu. On a appris à exister « malgré » la vie de famille, on est devenus des pro des messages-codés pour réussir à se parler, on se découvre assez créatifs pour optimiser les moments tranquilles (globalement entre minuit trente et 04h du mat’). A part ça, on ne part quasiment jamais en week-end, et encore moins en vacances, sans eux (c’est compliqué de caser quatre enfants d’un coup… et au fond, on n’en a pas tellement envie, ou alors pas trop longtemps).

Mais entre nous, à mon avis, attendre comme des fous LE moment de l’année où les grands-parents voudront bien nous garder les nains pour avoir ENFIN une sexualité épanouie, c’est une grosse erreur. Le signe qu’un truc est problématique. Il ne faut pas trop attendre ni dépendre de l’aide des autres. C’est le chemin direct vers la frustration et les regrets.

lieux ressourçants? 

A cinq minutes à pied de chez nous… au bord de la Méditérranée. 

Sinon il y a toujours Rome, Naples, Lucca, le jardin du Luxembourg, NY, Chamonix, la baie de Rondinara, Edimbourg, Maurice, aussi… partout où un petit bout de nous s’est construit…  mais ça arrive un peu moins souvent, pour le coup 😉

Quelles sont tes sources d’inspiration? Quel rapport entretiens-tu avec Internet/les réseaux sociaux ?Es-tu une maman connectée ? 

Oui ! J’ai blogué assez intensément pendant une dizaine d’années (Une Chambre à moi à découvrir ici). Aujourd’hui, j’y consacre moins de temps, et je m’amuse à m’exprimer sur la vie de famille (mais aussi sur mes lectures, ou encore ma vision de Nice que j’adore…) notamment sur Instagram. 

C’est un super média pour libérer mon besoin d’écrire, de publier, de photographier… mais aussi un joli réseau « de vie réelle ». J’ai par ce biais rencontré des chouettes nanas « IRL », échangé une poussette, vendu des fringues, et même, noué des amitiés.

Quelques comptes à recommander?

@clementine.b.06 , une maman toubib désopilante, mais surtout qui vient de mon coin de paradis (je ne suis rien qu’une grosse chauvine).

@laliecop , une perfect mum of three qui coud de super jolies blouses et est très, très drole.

@constance.au.pays.de.bambi qu’on ne présente plus, personnage de BD inimitable, une sorte de mélange entre Jessica Rabbit et la maman des Triplés (qui aurait mis les doigts dans la prise)… cette femme est géniale.

@quatre_enfants, faut-il vraiment expliquer ? elle est l’auteur du chef-d’œuvre « l’éducation approximative », que j’aurais écrit moi-même, si seulement je n’avais pas eu piscine + poney.

@thebrunein, bizarrement parce que je ne m’intéresse pas du tout à la mode… mais en fait parce que je suis fascinée par les gens qui ont du style ! et accessoirement j’étais à l’école avec elle (encore une histoire de chauvinisme ?), et Christelle est juste super simple et sympa.

@melanieloule, une nana très créative, qui a combattu deux fois un cancer du sein, et qui en parle de façon hilarante, émouvante, sans jamais avoir de posture misérabiliste. 

Livres, blogs, journaux etc à recommander

Pour les livres, tout est dans mon hashtag #unechambreamoibooks ! je dévore tant de bouquins et de presse que c’est difficile ici de vous en recommander un seul.


Nous arrivons au terme de notre entrevue. Un immense merci Marine pour ta participation et ces réponses si complètes et intéressantes, vous noterez que j’ai mis beaucoup de choses en exergue (en gras quoi) , choses qui me parlent et sur lesquelles je n’arrivais pas à mettre des mots moi-même.

Si vous n’avez pas encore découvert l’interview d’Isaure, je vous invite à la lire par ici, et si vous souhaitez participer, n’hésitez pas à m’écrire un commentaire, un mail à l’adresse crazycocotte@yahoo.com ou un message sur Instagram.

Enfin, si vous souhaitez m’aider à faire grandir ce projet, partagez cette idée et parlez-en autour de vous!! A très bientôt!

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