Comment aider nos enfants à devenir plus autonomes?

L’autonomie, le Saint Graal des mamans…

…et en même temps, dès qu’ils deviennent plus indépendants, plus débrouillards, on pleure nos bébés grandis trop vite! Haaaaa l’éternelle bipolarité des mères de famille…Après l’article qui développe un peu la question du gout de l’effort, nous abordons donc un autre sujet crucial. Celui de l’apprentissage de l’autonomie.

Apprentissage qui s’avère être nécessaire/vital à la vie de l’enfant : des premiers pas, aux premiers trajets seuls, c’est une aptitude qui les concerne tous à tout âge et qui est indispensable pour la suite.

Je précise que cet article est tiré de mon expérience de maman. Ce n’est que mon avis sur le sujet et si vous désirez le partager, je lirai le vôtre avec plaisir! J’apprends beaucoup de mes enfants mais aussi de mon mari, qui m’aide au quotidien à “couper le cordon” ou à relativiser sur mes propres craintes de maman. Nous sommes franchement complémentaires sur ce point.

Qu’est-ce que l’autonomie et pourquoi est-ce important, à mon sens, qu’un enfant sache être autonome ?

L’autonomie est la capacité à répondre à ses propres besoins, de prendre et d’assumer ses propres décisions. A plusieurs niveaux, pour moi c’est crucial!

Dans un premier temps et à court terme, cela vous libère des bras et des mains (précieux non?), cela peut vous épargner de la fatigue. Dès lors qu’on commence à avoir plus d’enfants que de bras, cela devient quand même plus que nécessaires que nos enfants sachent être un tant soit peu autonomes. Pour qu’ils puissent se débrouiller dans les taches du quotidien sans nous solliciter sans arrêt (exemple concret: aux toilettes, dans la salle de bain, dans la mise en place des jeux et autres dessins, pour les chaussures, les manteaux etc).

A moyen terme, un enfant autonome ne s’ennuie pas. Il sait s’occuper tout seul et il s’adapte plus facilement aux situations nouvelles. Il peut être une vraie aide lors des moments de rush! Typiquement, au retour de la mater avec un nouveau-né H24 dans les bras/au sein, toute aide est la bienvenue! Certains diront que ce n’est pas là le rôle des grands mais je ne partage pas cet avis, pour moi, il est normal de rendre service.

Enfin à long terme, cela fabrique un adulte droit dans ses bottes, qui sait prendre les bonnes décisions pour lui-même et aller vers les autres. C’est là toute notre mission n’est-ce-pas? Quel soulagement cela doit être que de savoir qu’ils quittent le nid bien armés et responsables et tout et tout (à celles qui sont passées par là, ressentirons-nous cela un jour?).

Et je le redis (la dame insiste) plus on a d’enfants, plus c’est salvateur d’avoir des grands autonomes. Exemple : mes grands à moi savent se doucher seuls, ce qui me fait gagner un certain temps et allège un peu le timing du 18h-20h.

Un des grands leviers de l’apprentissage de l’autonomie: la confiance en soi

Ce principe fonctionne comme un cercle vertueux : un enfant qui a confiance en lui-même saura se détacher de ses parents, entreprendre seul plus de choses, aller vers les autres, se faire des amis ce qui renforcera la dite confiance. Et une fois qu’il sait qu’il est “capable”, l’enfant va tenter et réussir plus de choses de lui-même (définition de l’autonomie).

Notre job de parents est donc de leur fournir en barre de la confiance à gogo, de la réassurance quant à leurs capacités et je trouve que c’est une partie difficile de notre travail!

Mes trucs et astuces au quotidien pour développer l’autonomie de mes enfants.

Je vous donne mes 10 astuces pour développer l’autonomie de mes enfants…Enfin , celles que je tente de respecter quand je ne suis pas sursollicitée/surfatiguée/surattendrie…Quand en fait?

1. Ne pas faire les choses à leur place (ok, ce conseil ne s’applique pas à 10 min de la sonnerie de l’école du matin…note à moi-même: penser à réveiller les enfants 10 minutes plus tôt).

Il s’agit là de leur laisser seuls mettre leurs chaussures, débarrasser leurs affaires, enfiler leurs manteaux!!! Cela demande de la zénitude et du lâcher-prise de notre part mais c’est possible!!!

2. Ce qui va avec : leur laisser le temps de faire (bon cf mon article sur le départ à l’école, il faut choisir son moment) les choses eux-même. Je lutte contre moi-même et mes “allez dépêches-toi” et je rêve de penser à mieux anticiper les événements.

3.Dès tout petit, les encourager à explorer : être trop sur leur dos peut rendre un enfant peureux et empêcher sa prise d’autonomie. Exemple très concret chez moi : ma peur de l’eau et de la piscine a ralenti mes enfants dans leur apprentissage et pourtant ils adorent ça! Ils doivent pouvoir être curieux et faire des expériences. Dans ce cas là, il faut s’appuyer sur ses proches pour prendre le relais.

4. Leur faire confiance et leur donner des marques de confiance/des missions . Par exemple en permettant à son enfant de lire plus longtemps le soir et d’éteindre à la fin de son livre (Ici il y a encore des ratés, mais je réessaie régulièrement) ou encore en lui demandant d’aller chercher du pain seul.

5. ce qui va de pair: Les encourager/ les valoriser (partout et tout le temps = usant mais très efficace)

6. Leur laisser faire leur choix en toute connaissance des conséquences = les rendre responsables de leurs choix à partir d’un certain âge et donc responsables des conséquences de leur choix. Exemple pour les activités, les devoirs doivent être faits à un moment donné et dans un laps de temps imparti (avec de l’aide évidement, je ne suis pas rosse). Si à l’heure du départ pour les dites activités, les devoirs ne sont pas faits, il ne peut pas y avoir d’activité. (toujours en expliquant quelles sont les priorités et en tenant bon !)

7. valoriser les routines: gestes intégrés qui à force d’être répétés se feront tous seuls comme par exemple se laver les dents, mettre son linge sale dans le panier had oc etc…(on prie pour que cela se fasse tout seul mais c’est parfois lonnnnng)

8. Et ce qui en découle, les impliquer dans les services du quotidien: mettre le couverts, débarrasser, ranger etc…la vie quoi! Nous avons mis en place un tableau simple des taches concernant les repas: mettre le couvert, débarrasser, passer l’éponge, le balai, sortir la poubelle.

Ainsi chacun a une tache à effectuer par jour et aide au fonctionnement de la maison (et ce n’est pas facile pour moi de m’y tenir parce que je fais beaucoup de choses machinalement et parce qu’ils ne me font en général pas gagner de temps). Ici, un exemple de tableau à imprimer et compléter.

9. Leur faciliter les taches de rangement en mettant à leur disposition des cases avec leur prénom ou bien des pictogrammes.

Je vous ai présenté Sixtine lors d’une interview, créatrice de Mon Petit Organisateur de vie (vous pourrez retrouver notre entrevue ici) . C’est une working mum toujours de bon conseil. Elle a récemment posté une série de photo (et donc de légendes) sur le thème de l’autonomie justement. Je vous mets le lien de son compte: Ma Petite Organisation.

10. Enfin ne pas viser la perfection, accepter l’erreur et l’échec et ce n’est pas une mince affaire, avoir des exigences réalistes par rapport à leur âge et à leur capacité, accepter les retours en arrière aussi…(et Dieu sait qu’il peut y en avoir pour 1001 raisons, la naissance d’un petit frère ou d’une petite sœur par exemple)


Il existe des tableaux qui donnent des indications sur ce que les enfants peuvent faire en fonction de leur âge (sur le site alloprof notamment, je vous mets le lien ici). Bien évidement, nous connaissons nos enfants et nous sommes les mieux à même de savoir ce qu’ils peuvent faire seuls mais c’est quand même instructif.

J’essaie pour ma part de rester ouverte parce que parfois je crois savoir et je suis en fait à coté de la plaque. Par exemple en réunion avec les maîtresses, je suis toujours ébahie de tout ce que font mes enfants, comme si je n’imaginais pas qu’ils en soient capables, cela vous arrive aussi ? Rassurez-moi…

Quelques unes de mes lecture sur le sujet

Je vous propose deux livres qui ont nourri ma réflexion:

  • Parce que je l’ai découvert et lu récemment (en lien avec la séparation, la confiance en soi, ce qui fait qu’un enfant a les clefs pour devenir autonome ): Guide de survie à l’usage des parents, les mots pour aider votre enfant à grandir heureux. De Veronique Lemoine Cordier (Merci Marguerite et Domitille si vous passez par là)

Ce livre m’a aidé à comprendre cette angoisse de séparation qui peut parasiter le cœur de nos enfants et les empêcher de se détacher de nous et donc de devenir autonome.

L’auteure nous donne des clefs et des petites phrases, toutes simples, à répéter comme un mantra le soir ou avant une séparation. Je pense là à l’adaptation à la crèche de ma dernière qui a été difficile . Lui redire ces quelques mots (“Je t’aime et je t’aimerai même quand tu ne me verras pas”, “tu es en sécurité avec les dames et les amis de la crèche”, “je reviens te chercher à la fin de la journée” etc…) a bien aidé à la rassurer et donc à lui permettre de passer des journées sans moi et donc (j’y viens ouf!) à acquérir une certaine autonomie.

Si vous avez des idées d’ouvrages sur le sujet, je suis preneuse!

Sinon rien à voir mais…Besoin de votre aide!

J’espère que cet article parentalo-éducatif vous plaira. Je vous ai posé récement une question dans un article dédié mais je réitère une dernière fois.

Les interviews restant ma priorité, je souhaiterais savoir ce que vous, vous aimez trouver/lire ici : des articles dans le style de celui-ci plus éducatifs, des articles beauté, DIY, Green Mood, des recettes?

Pour m’aider à cibler tout ça au mieux, je vous demande 5 petites minutes pour répondre à ce formulaire.

Un immense merci pour vos réponses, elles m’aideront à développer Crazy Cocotte au mieux.

A très bientôt

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