10 leçons que m’a enseignées la maternité.

10 leçons que m’a enseignées la maternité.

La maternité nous apprend tellement sur les enfants et sur nous même. J’ai voulu tenter de mettre des mots sur ces grandes leçons que la vie me donne au quotidien. Poser des mots sur la réalité de ce que nous traversons.

Cela va bientôt faire 10 ans que je suis devenue maman et quel chemin parcouru!!!

10 ans que j’ai appris ma première grossesse, ressenti cette fierté et ce poids de plus sur les épaules. Et 10 ans que je me questionne, que j’avance. 10 ans qu’il faut s’adapter chaque jour et s’émerveiller de tout.

1-Etre mère s’apprend tous les jours.

Depuis les prémices de la grossesse et jusqu’à la fin. On tâtonne avec nos aînés, ils essuient certains plâtres, on façonne sa façon d’être mère au quotidien.

Et cela rend humble je trouve. Les livres sont noircis de bons conseils (nous en parlerons plus loin), il existe des centaines d’émissions et de podcasts sur le sujet mais la chose a besoin d’être physiquement éprouvée. Une mère se fabrique, petit à petit elle s’affirme, choisit son mode de fonctionnement.

2-Il n’est pas honteux de demander de l’aide ou des conseils.

Et c’est même parfois salutaire. Nous ne pouvons pas tout savoir, tout comprendre et il est sain de se questionner sur certaines choses, certain comportement. En tant que maman, il faut savoir s’entourer, de nos proches, d’autres mères, de bons médecins, de livres intéressants. Pour se forger sa propre opinion sur les choses.

On peut s’inspirer aujourd’hui de tellement de façons différentes! Les rapports entre les gens, et donc entre les femmes et les mères, ont évolué.

Je suis ébahie (dans le bon sens du terme) de la façon dont nous papotons, sur les réseaux sociaux, avec des personnes qui partagent une partie de nos points de vue, de nos modes de vie, de nos expériences.

Il fut un temps où les femmes, de génération en génération, vivaient ensemble les grandes étapes de leurs vies, s’entourant mutuellement. Les mères, sœurs, tantes venaient aider la jeune accouchée, s’assurer de son bien-être. Aucune d’entre nous ne devrait rester seule!

3- Il existe un instinct maternel, une fibre qui sait.

Avec le temps, s’ajoute à cet instinct maternel qui ne fait que grandir, une fine connaissance de ses enfants. Et ce duo assure une prise de décision la meilleure qui soit! Et il faut se le dire, se faire confiance et l’affirmer à tous ceux qui souhaitent nous donner des conseils non demandés.

Oui, je prends les meilleures décisions pour mes enfants et je l’explique aux miens avec ces mots lorsque quelque chose est non négociable (mais avec le temps, cela concerne beaucoup moins de choses).

Et de la même manière que se développe une fibre maternelle, une certaine connivence naît entre les mères, créant une espèce de bulle autour de « celles qui savent », un espace de compassion et de bienveillance.

4- Chaque nouvel enfant bouleverse l’ordre établi.

L’arrivée de chaque nouveau bébé, fusse-t-il le quatrième ou le huitième, remet en question tout l’équilibre familial, la relation entre les parents comme au sein de la fratrie. C’est un vrai boulot que de l’anticiper et de le reconstruire. Il faut accepter ce désordre momentané, normal et transitoire.

De nombreux livres existent pour préparer et accompagner les aînés à l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur. J’aime à citer deux ouvrages, offerts pour les naissances de mes enfants:

A mon avis, ces étapes demandent de la patience et de la bienveillance de la part des pères, moins touchés dans leur corps que nous et peu « victime » du débordements de leurs émotions.

5- Les enfants nous obligent à vivre le moment présent.

Ils sont avides de savoir, de découvrir, de toucher. Les enfants sont pleinement ancrés dans l’instant, dans le jeu comme dans le reste. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle leurs drames peuvent être si entiers.

« Ce soir », c’est déjà loin alors ne parlons pas de demain!!

Une belle leçon pour moi qui ai souvent mon téléphone au bout des doigts, n’est-ce-pas?

6- Tout finit par passer.

Et même les nuits hachées, les poussées dentaires, les microbes et les angoisses. Tout passe…

Il ne faut pas rester seule avec sa fatigue, toutes ses questions. Il faut vivre ces périodes de nos vies de maman, de bouleversements hormonaux, de hauts et de bas, pour ce qu’elles sont. Oui sur le moment, c’est éprouvant, on en pleure de fatigue, on mange n’importe quoi, on se console comme on peut mais 10 ans après, je sais que l’équilibre revient petit à petit.

A la relecture de cet article, je me rends compte que cette leçon numéro 6 peut paraître presque angélique, un peu naïve. Je n’oublie pas toutes les mamans qui ont un ange au ciel et pour qui cette douleur-là, ce vide au creux du cœur et de l’estomac ne passera jamais.

7- La mère parfaite n’existe pas.

Il y aura toujours des soirs de grandes fatigues, des coquillettes deux jours de suite, des vêtements pas lavés, des cris et des pleurs.

Et nos enfants apprennent aussi à reconnaître leurs faiblesses et leurs forces parce que nous leur donnons l’exemple. L’exemple d’adulte qui ont le droit de craquer, d’être des êtres d’émotions, de ressentis et non des robots.

8-Et si elle n’existe pas, nous pouvons lâcher prise.

Ce qui compte vraiment, c’est que nos enfants soient heureux, bien éduqués, armés pour la vie et correctement nourris (petite note: l’équilibre alimentaire se joue sur une journée voire même sur la semaine, ce qui nous donne de l’espoir je trouve!!), le reste, les vêtements, les coiffures incertaines, les chambres en vrac et la peinture partout, est secondaire.

9-Nos enfants ne sont pas une partie de nous.

Et ils ne sont pas non plus ce que nous voulons qu’ils soient: ils sont eux, des êtres à part et uniques. Il nous faut apprendre à passer au delà de la déception, à accepter certains de leurs choix, même si ce ne sont pas ceux que nous aurions choisis.

Et c’est justement là tout notre job de parent. Les aider à grandir avec ce qu’ils sont, avec leur caractère propre. Comprendre comment répondre au mieux à leurs besoins en fonction de leurs spécificités.

10- Nous allons vers des défis bien plus grands à mesure que nos enfants avancent en âge.

Un adage dit: « petit enfant , petit soucis ». Loin de moi l’idée de minimiser les problèmes que peuvent rencontrer nos plus petits mais l’adolescence se profilant, je sens que ces défis (plutôt que soucis car tout est à construire) prennent une autre dimension.

On rencontre des préoccupations de « grands »(et nous ne sommes pas au bout de nos peines). Je sens que cette période de leur vie va encore nous faire beaucoup évoluer nous-même!!!

devenir mère

En avant pour les 10 années suivantes!! Mais grandie et forte de tous ces enseignements!!!

A bientôt

P

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